• Facebook
  • Twitter
  • Google +

Des journées trop chargées

Des journées trop chargées - Jackie Brier

Avec beaucoup de patience, j’ai continué à avancer dans la file ininterrompue de véhicules. J’avais un rendez-vous avec une entreprise de décontamination moisissures Montréal de prévu, je devais voir ma fille dans un restaurant, m’acheter un nouveau costume, et passer chez ma belle-sœur, pour avoir son avis sur le tissu dont je voulais recouvrir mon divan. Ma journée était plutôt chargée, et je ne voulais pas prendre de retard. J’avais pensé que je serais ralenti par les autres automobilistes qui, comme moi, voulaient accéder à leur destination en ville. J’ai écouté les informations diffusées par la radio. Le bulletin météorologique annonçait un redoux. Le présentateur du journal a égrené les nouvelles de ce qui se passait dans le monde. Quelques publicités se sont enchaînées. Je n’avais presque pas avancé en une vingtaine de minutes. Je commençais à sentir le désespoir quand, enfin, la situation s’est débloquée.

Tout s’est enchaîné exactement comme je l’avais prévu. Le soir, quand j’ai fait le bilan de ma journée, j’étais satisfait d’avoir pu tout faire. Ma belle-sœur avait été adorable de regarder avec moi tous ces coupons de tissu. Elle en avait sélectionné trois, parmi lesquels je devais choisir celui qui me correspondrait le mieux. J’avais pris un velours ras bordeaux, que j’avais préféré à du lin beige, trop propice à se salir rapidement, et à un coton bleu roi, une couleur qui n’irait pas avec le mobilier. Mes boiseries foncées seraient mieux assorties avec un velours d’un rouge profond comme un verre de bon vin. J’ai passé la commande de tissu et j’ai contacté un artisan capable de recouvrir mon divan correctement. J’avais les coordonnées d’un excellent professionnel, qui avait travaillé sur les fauteuils du salon de ma tante Agnès.

C’est certainement la femme la plus exigeante que je connaisse. Avoir d’elle un avis favorable sur un rembourreur était rare, et je savais que je pouvais donner toute ma confiance à cet homme. J’ai, en effet, été très heureux du résultat. Par un hasard total, j’ai rencontré Patricia le jour même où mon divan, refait, a pris sa place dans mon salon. La jeune femme, que j’avais rencontrée lors d’une soirée entre amis, avait un pneu de son automobile qui était crevé. Elle ne savait pas ce qu’elle devait faire, et je suis arrivé à ce moment. Ses longs cheveux blonds étaient mouillés, car la pluie était tombée pendant qu’elle essayait de changer sa roue. Je l’ai aidée et invitée à boire un café chez moi.

 

The author:

author

Femme d’affaires de jour, je suis aussi une fanatique de Web et de rédaction de contenu le soir. Entre les 5 à 7 et les week-ends avec mon amoureux (j’adore les sorties), je ne peux m’empêcher de me rendre sur ce blogue et d’y écrire sur ce qui me passionne et m’interpelle. Mon sujet de prédilection, l’esthétisme. Je dois dire que si je n’étais pas cette femme d’affaires si occupée, je serais probablement en train d’étudier ce métier que je trouve très fascinant. Mais bon, il faut bien dormir parfois! Bienvenue à toi, c’est un véritable plaisir de savoir que tu me lis. À bientôt!