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En mémoire de mes grands-parents

En mémoire de mes grands-parents - Jackie Brier

Dans mes souvenirs, la maison de mes grands-parents maternels est restée gravée comme un lieu de joie et de farniente, de découverte et de fêtes de famille. Mes parents avaient dû la vendre, et je l’avais regrettée. Bien conseillée par le directeur du bureau de CPA à Montréal que je vois depuis longtmeps, j’ai pu éviter de nombreux écueils financiers. J’ai réussi à mettre assez d’argent de côté pour pouvoir m’acheter la maison de mes rêves. Je suis tout de suite allée voir si la maison de mes grands-parents était en vente ; malheureusement, elle a été rasée par un promoteur immobilier qui a construit un grand ensemble commercial à la place. J’ai été déçue d’apprendre la disparition de cette demeure. En cherchant un bien immobilier à acquérir, j’ai vu un grand terrain qui ressemblait trait pour trait à celui sur lequel l’habitation de mes grands-parents avait été bâtie. Une idée pris forme dans mon esprit.

Je pouvais reconstruire, avec mes souvenirs et des photographies, l’édifice quasiment à l’identique. Il se trouve que j’ai un ami architecte qui fut tout de suite enthousiasmé. Il me proposa de m’accompagner dans la réalisation de l’habitation. Je l’ai donc recruté, mais j’ai aussi fait un appel à ma famille pour avoir un maximum de documents photographiques sur le logement. C’était un projet un peu fou et très ambitieux, mais ma satisfaction quotidienne en vaut la peine. J’ai fait les plans de ma future demeure avec Marc, mon ami architecte. Il me demanda si je voulais que la maison soit telle que mes aïeux l’avaient laissée, ou si je souhaitais qu’elle ressemble à ce qu’elle était à une époque particulière.

En effet, mon grand-père avait ajouté une véranda sur le côté ouest. Reliée au salon, elle permettait à ma grand-mère de voir son jardin toute l’année. J’avais trouvé, au moment où ils l’avaient créée, qu’elle était de trop, et qu’elle ne correspondait pas au reste de la décoration extérieure. Elle fit partie des arrangements que je fis. Marc m’avait recommandé de laisser aussi mon imagination s’exprimer, par exemple en ne regardant pas du tout les clichés qui avaient été faits d’une partie du logement, et de les tracer sur la simple foi de mes souvenirs. Cela donna une interprétation du salon qui laissa ma mère pantoise d’admiration. J’avais reproduit un lieu avec des objets plus grands, des couleurs plus vives, qu’ils ne l’avaient été. Mon regard d’enfant avait gardé une mémoire de ce lieu un peu loin de la réalité.

 

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Femme d’affaires de jour, je suis aussi une fanatique de Web et de rédaction de contenu le soir. Entre les 5 à 7 et les week-ends avec mon amoureux (j’adore les sorties), je ne peux m’empêcher de me rendre sur ce blogue et d’y écrire sur ce qui me passionne et m’interpelle. Mon sujet de prédilection, l’esthétisme. Je dois dire que si je n’étais pas cette femme d’affaires si occupée, je serais probablement en train d’étudier ce métier que je trouve très fascinant. Mais bon, il faut bien dormir parfois! Bienvenue à toi, c’est un véritable plaisir de savoir que tu me lis. À bientôt!