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Les rosiers de Juliette

Les rosiers de Juliette - Jackie Brier

Si près de mon but, je devais faire demi-tour, car j’avais oublié un élément important pour cette visite chez Juliette. Je lui avais promis de lui apporter un rosier, que j’avais dédoublé des miens. Je possède des variétés résistantes au froid dont les fleurs sont soit roses, soit blanches. Très épineux, les arbustes colonisent un espace important en moins de trois ans. Ils ont la capacité de refleurir continuellement. De plus, le parfum des roses est merveilleux. Ces atouts avaient conquis Juliette. Elle m’avait demandé, il y a plusieurs mois déjà, de lui mettre de côté un ou deux beaux sujets de cette variété. Quand la saison avait été propice à leur déplacement, je les avais isolés en jauge. Elle ne pouvait pas les mettre en terre avant le mois de mai, à partir duquel elle commence à habiter dans sa maison à la campagne.

Elle avait bien géré son patrimoine et, à moins de cinquante ans, elle possédait de nombreux appartements et résidences, dont la plupart étaient en location. Vivant de ses rentes, elle se permettait quelques excentricités. Son amour des rosiers l’avait amenée à planter des grimpants, palissés sur des tuteurs en fer forgé. Des buissonnants, d’où émanent un parfum capiteux en juin et en juillet, sont placés devant la terrasse. Profiter de quelques jours dans ce jardin est un vrai cadeau et l’invitation de la sœur de mon beau-frère était la bienvenue. Arriver avec les rosiers, que je lui avais promis et que j’avais soigneusement préparés, était tout à fait normal. Heureusement, moins de trente minutes de route me séparait de mon domicile. J’ai donc refait le trajet en sens inverse puis, de nouveau, vers chez Juliette. Je suis arrivée en même temps qu’elle. Elle avait été retardée lors de son rendez-vous avec un fabricant de salle de bain Rive-Sud.

Elle m’accueillit somptueusement. Tout d’abord, nous avons fait un tour de son jardin. Elle avait préparé les emplacements où les nouveaux végétaux trouveraient leur place. Elle mit un mélange de compost et de terre de jardin, puis elle planta les cinq arbustes que j’avais apportés. Je l’ai aidé pendant cette opération, pour qu’elle n’ait pas à porter les sacs de compost ou encore pour creuser un trou plus profondément. Après un copieux arrosage, sur les plantes mises en terre, j’ai apprécié de me désaltérer. Un thé glacé à la pêche fut sorti du réfrigérateur et posé, en compagnie de deux verres, sur la table de la terrasse. Assis sur de moelleux coussins, j’ai savouré ma boisson et ce moment avec un plaisir intense.

 

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Femme d’affaires de jour, je suis aussi une fanatique de Web et de rédaction de contenu le soir. Entre les 5 à 7 et les week-ends avec mon amoureux (j’adore les sorties), je ne peux m’empêcher de me rendre sur ce blogue et d’y écrire sur ce qui me passionne et m’interpelle. Mon sujet de prédilection, l’esthétisme. Je dois dire que si je n’étais pas cette femme d’affaires si occupée, je serais probablement en train d’étudier ce métier que je trouve très fascinant. Mais bon, il faut bien dormir parfois! Bienvenue à toi, c’est un véritable plaisir de savoir que tu me lis. À bientôt!